Projet PIONEER
Le Laboratoire d’Océanographie Biologique est associé au projet PIONEER dont l’objectif est d’identifier et de quantifier les effets du bruit et de la pollution chimique sur l’audition des cétacés en Arctique.
Un nouveau projet européen débute au sein de l’Unité de Gestion des Ressources Aquatiques et d’Aquaculture (UGERAA, UR FOCUS) de l'Université de Liège. Intitulé "Taux d'échappement et bilan des performances de migration de dévalaison des smolts de saumons atlantiques (salmo salar) sur un long linéaire du bassin de l'Ourthe", ce projet est financé par le Fonds européen pour les Affaires Maritimes, la Pêche et l’Aquaculture (FEAMPA) dans l'objectif de réaliser un suivi de dévalaison de jeunes saumons et de développer de nouvelles mesures de gestion.
Le projet mené par l’UGERAA, financé par l’Europe et le Service Public de Wallonie, a pour objet de réaliser un suivi de dévalaison de jeunes saumons (smolts) depuis Nisramont et Trois Ponts (Ourthe et Amblève) jusque dans la Meuse à Liège.
Pour cela, lors de leur migration vers la mer, des smolts de saumon atlantique seront équipés d’un émetteur radio. Afin de suivre leur déplacement par télémétrie radio, des antennes de détections sont installées le long de leur parcours de migration et détectent le signal de l’émetteur lors du passage du poisson. Ainsi, le déplacement des différents individus et l’impact des barrages peut être obtenu avec la durée de déplacement entre les différentes antennes.
Le suivi permettra également d’évaluer un taux d’échappement, soit le nombre d’individus sortis sur le total des individus, des smolts de saumon pour l’Ourthe. Ces suivis permettront de combler le manque d’informations qui existe entre les lieux de déversement en rivière et entre la mer, afin de mettre en lumière des zones de blocage et ainsi amener des solutions pour les années à venir.
Le saumon atlantique (Salmo salar L.) a été naturellement présent en Belgique jusqu’au début du 19e siècle. Il a disparu en conséquence aux nombreuses altérations que son habitat a subi, de la construction de barrages à la dégradation de nos cours d’eau.
Le saumon est ce qu’on appelle une espèce migratrice diadrome, qui va donc se déplacer obligatoirement du milieu eau douce (reproduction) vers le milieu marin (croissance). Les adultes vont, depuis la mer, remonter jusqu’à leur lieu de naissance en rivière pour s’y reproduire, et les juvéniles après 1 à 2 ans en rivière, devront faire le chemin inverse pour rejoindre la mer. Ce parcours les amène à rencontrer de nombreux obstacles qui ont mené à leur disparition. Depuis la Meuse Belge jusqu’à la mer, on comptabilise déjà 13 barrages, sans compter ceux présents sur les rivières adjacentes. Aujourd’hui, la reproduction est théoriquement possible mais il n’y a pas assez d’adultes qui remontent en rivière que pour espérer avoir une population auto-suffisante.
Des efforts ont été faits pour la montaison (remontée en rivière) avec la construction de passes à poissons au niveau des barrages dans les cours d’eau navigables et non navigables. Certains de ces ouvrages sont équipés d'un piège de capture : l’ensemble des poissons empruntant la passe à poissons y sont capturés. Cela permet de réaliser un monitoring, donc d’avoir des informations sur l’utilisation de la passe avec des données sur les espèces, la quantité de chaque espèce et la période d’utilisation, avant que les poissons ne soient remis à l’eau pour continuer leur chemin. En plus de cela, ces pièges permettent la capture de saumons adultes remontant de la mer qui seront amenés en pisciculture afin d’être reproduits artificiellement. Les jeunes reproduits artificiellement seront ainsi déversés en rivière pour continuer leur cycle.
L’objectif de ce projet est d’étudier cette problématique de la dévalaison pour développer de nouvelles mesures de gestion.
Le Laboratoire d’Océanographie Biologique est associé au projet PIONEER dont l’objectif est d’identifier et de quantifier les effets du bruit et de la pollution chimique sur l’audition des cétacés en Arctique.
Ce Prix, d’un montant de 1.500 euros, récompensera un·e chercheur·euse dont l'ancienneté doctorale est inférieure à 3 ans au 1er janvier 2025, qui se sera distingué·e par la publication d’un mémoire original (master ou doctorat) réalisé à l’ULiège.
Renforcement des collaborations entre l'Université Industrielle de Ho Chi Minh Ville (IHU) et les Facultés des Sciences et des Sciences appliquées de l'Université de Liège.