"Ne jamais dire jamais!" Caroline Piffet ne se destinait pas à des études universitaires, et pourtant après un master et un doctorat en chimie, elle s'épanouit aujourd'hui chez Celabor dans la recherche.

Alumni Piffet 3
© C. Piffet

Formation

J’ai fait un bachelier puis master en chimie à ULiège. Venant de la région liégeoise, j’ai choisi l’université la plus proche de mon domicile. Mon mémoire de fin d’étude que j’ai réalisé sur les batteries Li-ion m’a ensuite donné l’envie de poursuivre dans la recherche et de faire un doctorat.  

Point fort de la Formation


″Au début de la formation en chimie, les nombreux cours généraux permettent d’acquérir une solide base théorique et une ouverture d’esprit aux autres sciences. Dans la suite du cursus, les nombreuses heures de travaux pratiques permettent une approche très complète de la chimie. L’accent est aussi mis sur l’apprentissage du travail en autonomie et le développement de l’esprit critique qui sont des compétences indispensables dans le monde du travail."Caroline Piffet

Profession

Quelles ont été les différentes étapes de votre carrière ?

Après mon master, j’ai été assistante-doctorante à ULiège pendant 6 ans. J’ai réalisé ma thèse au sein du laboratoire Greenmat au département de chimie, dans le domaine des batteries Li-ion.  

Ensuite, j’ai travaillé 1 an chez NMC (entreprise de fabrication de mousse d’emballage et d’isolation) comme ingénieur de recherche. J’étais en charge, entre autres, de travailler sur l’intégration de matières premières recyclées dans les différents produits vendus.

Depuis 2022, je travaille comme chef de projet chez Celabor (centre de recherche et d’expertise). Je suis cheffe de projet au sein du département matériaux de Celabor. Je travaille principalement sur des projets de R&D, mais également sur des analyses et expertises pour des clients.

Les projets R&D sont des projets européens ou wallons sur des durées de plusieurs mois/années. Cela implique une collaboration étroite avec l’équipe des techniciens au laboratoire (les manipulations sont réparties entre eux et moi, ce qui nous amène à travailler ensemble au quotidien), la rédaction de rapports, la lecture d’articles, la participation à des réunions avec les autres partenaires de projets (réunions virtuelles ou chez les partenaires en Belgique ou à l’étranger).

Je participe également à des évènements de réseautage pour préparer les futurs projets. Lorsque je travaille pour des clients, je m’occupe de leur envoyer une offre de prix et, une fois les analyses terminées, de rédiger et leur envoyer les rapports. Ce qui me plaît le plus dans mon boulot, c’est la diversité des tâches et les nouveaux défis. Chaque projet de recherche ou client est différent et cela pousse à toujours se renouveler.

Quels sont vos projets pour le futur ?

Mon travail actuel me plaît beaucoup, j’espère poursuivre dans la recherche en relevant de nouveaux défis. 

Apport de votre formation

Mes études de chimie m’ont permis d’acquérir de solides bases théoriques ainsi que le développement de mon esprit critique mais également une bonne maîtrise expérimentale grâce aux nombreuses heures de travaux pratiques. Au cours de ma thèse de doctorat, j’ai renforcé mes compétences en gestion de projet et en résolution de problèmes.

Par ailleurs, bien que j’avais choisi une orientation dans la chimie inorganique, ma formation générale de chimie m’a fourni les connaissances nécessaires pour maintenant travailler dans la chimie verte et d’avantage orientée vers la chimie organique. Cela me permet aujourd’hui d’avoir une vision plus large de la chimie. 

Que vous a apporté votre formation sur le plan personnel ?

Tant lors de mes études que lors de ma thèse, j’ai dû me dépasser pour réussir. De plus, avoir été assistante et participer à des conférences m’a aussi permis d’être plus à l’aise à parler en public.  

Une anecdote  à partager ?

Ne jamais dire jamais ! En sortant de secondaires, j’avais d’abord dit que je n’irais jamais à l’université puis en début de master, j’ai dit que je ne ferais jamais de doctorat. Puis après mon doctorat, j’ai dit que je ne voulais plus faire de recherche. Puis me voilà quelques années plus tard, docteure en chimie, travaillant dans la recherche et heureuse de mon job.

Aux (futur·es) étudiant·es 

Si vous aimez les sciences, n’hésitez pas, lancez-vous. Ce sont des études certes difficiles mais très enrichissantes. 

Caroline Piffet
modifié le 09/03/2026

Partagez cette page

cookieImage