Prix scientifique

Violeta Gámez Rosas est la lauréate du Prix Chesneau 2026



imgActu

Chercheuse en post-doctorat au sein du Laboratoire IFPA (Interactions Fondamentales en Physique et en Astrophysique) de l'Université de Liège, Violeta Gámez Rosas, vient de se voir décerner le Prix Chesneau 2026, l'une des distinctions les plus prestigieuses dans le domaine de l'astronomie à haute résolution angulaire. Ce prix récompense son sujet de thèse de doctorat qui a porté sur des observations inédites au cœur d'un noyau galactique actif.

L

e Prix Chesneau est décerné tous les deux ans par le Laboratoire J.-L. Lagrange de l'Observatoire de la Côte d'Azur et l'ESO (Observatoir Européen Austral), en hommage à l'astronome Olivier Chesneau. Depuis 2015, il récompense la meilleure thèse de doctorat dans le domaine de l'astronomie optique à haute résolution angulaire, reconnaissant ainsi les travaux de jeunes chercheurs ayant apporté une contribution exceptionnelle à ce champ scientifique de pointe. La distinction s'accompagne d'une dotation de 1 000 euros et d'une invitation à présenter ses travaux au siège de l'ESO à Garching, en Allemagne.

Violeta Gámez Rosas reçoit ce prix pour ses observations pionnières du noyau galactique actif NGC 1068 (également connue sous le nom de Messier 77), réalisées dans le cadre de sa thèse de doctorat à l'Université de Leiden. En combinant trois instruments parmi les plus puissants au monde (VLTI/MATISSE, VLTI/GRAVITY et ALMA), elle a obtenu des résultats astrophysiques de premier plan sur cette galaxie emblématique, notamment la première imagerie thermique de la poussière dissimulant le trou noir supermassif en son centre, publiée dans la revue Nature en 2022 (1).

Les travaux de Violeta Gámez Rosas s'inscrivent dans une thématique centrale de l'astrophysique contemporaine : comprendre la structure et la physique des noyaux galactiques actifs, ces régions extraordinairement lumineuses alimentées par des trous noirs supermassifs en pleine accrétion. La galaxie NGC 1068, l'une des plus étudiées de son genre, constitue un laboratoire naturel idéal pour sonder ces mécanismes à très haute résolution.


(1) Gámez Rosas, V. et al., Thermal imaging of dust hiding the black hole in NGC 1068, Nature, 602, 403–407 (2022). https://doi.org/10.1038/s41586-021-04311-7

Publié le

Partagez cette news

cookieImage